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Don Quichotte et les gens « degôche »

2 mars 2012

Parfois, je suis fatiguée, je désespère devant l'ampleur de la tâche à accomplir et sur les nombreuses contradictions, pour ne pas dire paradoxes, qui jalonnent notre parcours. Dans ma dernière note, je m'interrogeais sur les différentes injonctions symboliques produites pas les productions mainstream et sur l'éventuelle nécessité de produire nos propres contenus. Force est de constater que ce n'est pas si simple que ça.

Parfois, on est confrontés à une ignorance crasse, à une bêtise confondante et, ô surprise, toutes ces charmantes saillies proviennent du monde alternatif, du monde non mainstream qu'on chérit tant. O joie de constater que les imbéciles sont souvent heureux de l'être et surtout n'ont absolument pas conscience de maintenir le système de domination qu'ils dénoncent. On est machistes, on est sexistes mais on est de gauche alors notre machisme est notre sexisme est acceptable, voire excusable, voire vous devriez rigoler avec nous ! Bande de cons, j'ai envie de vous dire, gros abrutis, sombres crétins, tout comme il n'y a pas un racisme plus acceptable parce qu'il est soi-disant "degôche", il n'y a aucun machisme ou sexisme acceptable. Le sexisme et le machisme sont universels, tout comme la connerie et ce n'est pas parce qu'il vient de tel ou tel endroit qu'il est plus acceptable ou plus excusable.

L'ampleur de la tâche, y compris dans ce qui pourrait être notre propre camp, est tout simplement tellement immense que parfois, on se dit "à quoi bon ?". A quoi bon aller prêcher devant une bande d'abrutis benoîtement satisfaits de leur connerie et ne comprenant pas une seconde qu'ils sont à côté de la plaque. Ca dénonce l'inégalité salariale homme/femme, ça dénonce l'homophobie, ça crie "mort aux cons" et ça vomit ses blagues sexistes fièrement tout en étant convaincu que ça va faire marrer l'assistance, ça parle "cul", "bite", "couilles", "partouze" et "suçage" et sa pousse des gros "bwa ha hahahaha !" se contentement. Les trois mecs au fond qui trouvent ça complètement débile se tairont, de peur de se faire charrier pendant un mois en se faisant traiter de "gonzesses". Les greluches sont pas contentes ? Tant mieux ! On pisse sur le féminisme et toutes ces conneries castratrices. Et oui, "gonzesse" ça reste une insulte dans cette belle famille "degôche".

Quand on fait remarquer qu'on en a plein les ovaires, que les graves syndrômes de la DSKite qui se développent chez ces messieurs, on s'en tamponne les trompes de Fallope et que leur putain de "bite" on s'en bat l'utérus, on nous fait tranquillement remarquer "qu'on n'a qu'à faire pareil". Traduction : t'en as marre de lire des papiers culs dans le canard associatif ? Et ben fais ton propre papier cul. Fais pareil que nous, ça équilibrera.

Alors quoi, faut-il rentrer dans l'arène, écrire des papiers, monter sur l'estrade, en portant l'étendard "gonzesse and proud", gueuler haut et fort qu'on est une nana, qu'on est gouine, qu'on est queer et qu'on emmerde les 3 beaufs qui gueulent plus forts que les autres, qu'on va gueuler plus fort qu'eux ? Faut-il chercher à dominer les cons qui dominent ? Faut-il saisir leurs armes, se battre avec leurs règles ? Faut-il rentrer dans le jeu complètement crétin de la guerre des sexes quand soi-même on se sent bien au delà de ça ? Le problème c'est que ces imbéciles heureux posent les règles d'un jeu truqué parce que, pendant qu'on se bat comme une chienne, qu'on reste sur ses gardes, on n'aborde pas la vraie question : la première domination qu'on apprend étant môme, la première domination qui légitime toutes les autres, c'est la domination masculine induite par les rôles genrés. Encore faudrait-il que l'armée de crétins à laquelle on est confronté(e)s, y compris et d'autant plus malheureusement dans son propre camp, comprenne et accepte ce postulat.

Alors, un contenu produit par une gonzesse, par une gouine, par un pédé, pas un(e) trans, serait forcément gage de qualité ? Et si ces personnes reconduisaient les normes, est-ce que ça ne décrédibiliserait pas d'autant plus les paroles alternatives ? Et là, je me dis que ça ressemble vachement à l'excuse donnée pour ne pas garantir la parité aux postes décisionnels dans les entreprises, ou pour l'égalité salariale : est ce que le boulot serait forcément mieux fait parce que c'est une femme ? Comment dépasser cette putain d'opposition binaire avec des gens qui reconduisent les rôles genrés ? Finalement, faut-il chercher à clouer le bec aux cons ? Finalement, est-ce qu'il ne faut pas tenir la barre malgré tout et dire ce qu'on a à dire, chacun avec ce qu'il a dans le ventre, chacun dans son individualité, tous dans notre diversité ? Mais comment ne pas, du coup, être tenté de parler avec sa propre communauté, seulement avec sa propre communauté, là où les bases de départ sont déjà là ? Comment trouver sa place, comment faire passer des messages quand on a l'impression de se battre contre des moulins à vent ?

Question ouverte...

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In comics I trust

3 février 2012
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************ Le point de départ *****************

Je glandais sur Gougueule ce matin, parce que c'est bon de ne rien faire, surtout dans cette période où on doit à tout prix être productif, être utile à cette belle société normée. Je me disais que, décidément, les icônes féminines "warrior" ne courraient pas les rues (et ne me citez pas Xena la Guerrière !) et puis je me suis souvenue que j'avais évoqué Tank Girl ici dans un précédent billet.

Je ne vous ferai pas l'historique de Tank Girl, vous êtes assez grand(es) pour aller Wikipédier et autres par vous-mêmes. Perso, mon histoire passionnelle avec ma punkette préférée est née assez récemment, il y a deux ans en fait. Et je me souviens m'être dit "putain, si seulement j'avais connu cette BD avant !".

Si j'avais connu cette BD avant, j'aurais sans doute tapissé les murs de mes piaules avec des reproductions, j'aurais sans doute fait de piteuses tentatives pour redessiner cette furax et son tank. Tank Girl serait devenue mon idole, la nana qui fait des gros "fuck" à la gueule des relous qui se mettent sur son chemin (quand elle ne leur balance pas un gros obus dans la tronche), celle qui envoie des grosses torgnoles aux dégueulasses/inconscients qui s'avisent de lui mettre la main au cul, celle qui a un kangourou comme boyfriend (ouais et alors ?!), celle qui boit des bières en gueulant, celle qui pisse debout et qui essaie de dessiner des formes dans la neige...

Tank Girl, elle n'est jamais là où la société, ni ses fans d'ailleurs, voudrait absolument la mettre. Tank Girl, tu la mets quelque part, elle casse tous les murs à grands coups de latte. Tank Girl elle en jette, elle a un putain de pouvoir. Tank Girl, elle pique les vélos des mioches et leur emmanche même 2/3 baffes au passage s'ils s'avisent de l'emmerder. Tank Girl c'est un guerrière, Tank Girl est virile. Tank Girl ne respecte rien, à part, peut-être, son kangourou de boyfriend et sans doute surtout son tank.

En gros Tank Girl, elle fait ce qu'elle veut et adresse un gros "j'vous emmerde" à ceux à qui ça ne plait pas.Et Tank Girl, c'est un style graphique incomparable, la multitude de détails, les références hyper nombreuses à la culture pop britannique, les clins d'oeil à Kerouac, aux Smiths (que j'adore aussi, on reste dans le même univers), c'est simplement un bijou de la BD.

Un grand merci aux deux gusses qui lui ont ouvert la porte de notre monde (ou plutôt qui se sont écartés quand elle l'a défoncée) !

 

************* Flexion-Réflexion ************

Bon, autant dire que j'aime les personnages féminins qui ont du pouvoir. Je ne suis pas super fan de la guerre des genres mais il faut dire que les femmes sont tellement souvent abonnées aux rôles de cruches fragiles (et j'insiste sur le "fragile") que la découverte de Tank Girl a été une bouffée d'oxygène pour moi. C'est un peu le même symptôme de ras-le-bol qui me submerge quand je regarde une série ou toute autre production culturelle qui présente les LGBT comme intrinsèquement voués aux histoires casse-gueule. A la fin, des larmes, toujours, une catastrophe, toujours... Bref, dans l'imaginaire des auteurs, les dissidents sont systématiquement destinés à finir dans des drames. Le message symbolique : surtout reste dans ta case, regarde, voilà ce qu'il en coûte d'aller là où on ne t'a pas autorisé à aller. La littérature, les séries, le cinéma, toute production culturelle envoie des messages. Le contrôle des productions culturelles est un enjeu de pouvoir extrêmement important. Le symbolique a un pouvoir correctif insidieux.

J'en parlerai plus longuement dans un prochain article car je crois qu'il est également de notre responsabilité de produire un contenu, je ne dirai pas militant, mais issu de nos propres expériences, de notre propre ressenti, de nos propres frustrations. Si le monde culturel "main stream" nous adresse soit une violence symbolique soit une injonction doucereuse à rester dans nos cases (cases dans lesquelles nous nous mettons nous mêmes), créons nos propres codes symboliques, prenons le pouvoir, chacun avec ses moyens et son bagage. Entre baisser la tête tristement en regardant ses pieds en s'excusant d'être là ou se tenir droit et lever le poing en rigolant, il y a un pas qu'il n'est parfois pas évident de franchir surtout quand on doit se protéger de toutes les injonctions qui nous sont envoyées sans cesse (ça me fait repenser à un dessin de Gami, d'ailleurs). C'est pour ça que, de mon point de vue, les productions culturelles sont un enjeu majeur. Ceci dit, rien n'est tout blanc ou tout noir et l'oeuvre d'un artiste ne doit pas forcément avoir pour finalité de faire passer tel ou tel message mais soutenir qu'une oeuvre est totalement indépendante du contexte dans lequel elle est produite est, de mon point de vue, faux. Il est pas conséquent important de s'interroger là-dessus, y compris pour comprendre comment, parfois, les normes sont acceptées et renouvelées par nous-mêmes.

 

**************** Poursuivre ******************

Tiens, au fait, est-ce que tu connais Tanxxx ?

Si tu aimes Tank Girl, tu aimeras forcément l'univers de Tanxxx (les noms se ressemblent ? Et oui l'influence de la punkette au tank est partout !). Vas voir son site, c'est waaaaaach'ment bien, tu ne seras pas décu(e) : http://tanxx.com/

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King Kong Theorie

3 décembre 2011

Il y a un an j'ignorais volontairement les écrits de Virginie Despentes. J'avais été plus qu'échaudée par "Baise Moi" (le bouquin, je ne me suis même pas risquée à tenter de regarder le film), le style m'agressant particulièrement.

La lecture de King Kong Theorie a été un véritable électrochoc. Oui, le style est agressif, et tant mieux ! Il faut faire l'effort de dépasser le langage cru, le premier moment de sélection pour pouvoir accéder à ce qui saute à la gueule derrière les mots.

Non la femme n'est pas une faible femme, non les mecs ne sont pas tous de gros machos suintant la virilité crasse de supermarché. En secouant sans concession le lecteur, Virginie Despentes nous crie que nous avons le choix. Nous avons le choix de nous terrer, de rester bien sagement dans les cases où les gens nous mettent, dans les cases où on se met soi-même ou de foutre un grand coup de poing dans tout ce foutoir et d'être soi-même, sans peur.

On n'est pas épargnés à la lecture de King Kong Théorie et c'est tant mieux. Pas de langue de bois, clair, droit au but, quitte à filer deux ou trois claques au passage, histoire de sortir le lecteur de sa torpeur passive. King Kong Théorie te dit simplement d'être toi-même, nana virile ou mec fragile, de n'en avoir rien à foutre de ce que peuvent penser les gens. King Kong Théorie te dit aussi que si tu te prends un mur sur le chemin, tu dois te relever, même si t'as perdu quelques dents au passage, rien à battre, tu marcheras avec deux dents en moins, bien sûr tu garderas des traces mais ça t'empêchera pas de continuer à avancer.

Un putain de bon bouquin ! Le féminisme, le genre, pas de pathos et une putain d'envie de lever le poing façon "Tank Girl" à la fin. Tiens, tu connais Tank Girl au fait ?

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L’absolue nécessité de s’interroger sur le genre

8 mai 2011

Introduction

La question du genre, tout le monde ne se la pose pas, moi-même, il y a seulement quelques mois, je ne me la posais pas. A vrai dire, à moins d'y être sensibilisée par des lectures ou autres, on ne se pose pas du tout la question dans notre vie de tous les jours. Faire partie du groupe dominant, où simplement être persuadé d'être super bien dans ses propres baskets anesthésie en quelque sorte la fonction cérébrale "remise en question de soi-même".

Il semble assez évident, a priori, que le fait de faire partie d'une minorité discriminée rend nécessaire le besoin de comprendre, et pourtant ce n'est pas si évident... Au départ, finalement, ça vient de là et c'est un processus assez banal, avoir besoin de comprendre. Comprendre pourquoi j'ai, à un moment donné, nié ce que j'étais. Comprendre pourquoi, à un moment donné, je continue à nier en partie ce que je suis. Comprendre pourquoi les autres me rejettent. Comprendre comment je dois lutter, contre qui je dois, lutter et surtout contre quoi je dois lutter. Trouver, enfin, un stade d'apaisement avec soi-même et d'apaisement avec les autres.

Ce n'est pas une "exclusivité" des LGBT, mais on va dire que ces questionnements se sont imposés de fait, et ont peut-être contribué à rendre certaines interrogations nécessaires. Ceci dit, je pense que nos réflexions à tous ne sont pas assez axées sur les questions de genre. D'une certaine manière, nous assistons parfois à la reconstruction de normes au sein même de milieux qui devraient pourtant être, a priori, plus qu'à l'avant-garde sur ces questions. Je développerai mon propos dans un prochain article. La construction de normes est-elle finalement inévitable ? On pourrait en discuter mais, pour l'instant, ce n'est pas le sujet.

Finalement, il n'y a pas 36 façons d'aborder la question, de trouver un angle d'attaque qui ne soit pas seulement borné aux femmes, aux homos, aux bi, aux trans mais qui soit universel. Aborder la question du genre permet d'accéder à des réflexions humanistes et universelles qui ne soient pas bornées aux étiquettes que nous recréons inconsciemment ou pas au sein même de la "communauté". On pourrait d'ailleurs s'interroger ce terme, sur l'existence même d'une "communauté". Est-ce qu'il existerait une communauté s'il n'y avait pas, au préalable, une distinction faite entre homos et hétéros, homos et bi, trans et toutes les étiquettes qu'on se colle les uns sur les autres ?

 

Pas forcément évident

Le fait d'être dans le champ de réflexion lié aux "identités sexuelles" rend les situations complexes et délicates. Nous sommes tous des individus et nous avons tous notre propre seuil limite, ce que nous sommes prêts à lire, ce que nous sommes prêts à voir, ce qui nous choque, ce qui nous perturbe. Simplement, les oeuvres et productions artistiques traitant des questions de genre peuvent prendre des formes extrêmement différentes les unes des autres : littérature, photos, performances, dessins, etc...

Au sein de ces différentes productions également il y a plusieurs "niveaux d'appréciation". On ne va pas réagir de la même manière en lisant un essai philosophique de Judith Butler qu'en regardant une performance des "Strap-on-dildos", et pourtant, ces deux productions traitent de la question du genre. Personnellement, j'avoue qu'il y a quelques mois, j'étais au niveau zéro de réflexion. Je me mettais beaucoup de barrières, d'une certaine manière je m'auto censurais bêtement.

Ce qui est plus grave en fin de compte c'est que je m'empêchais d'avoir accès à un discours, à des réflexions extrêmement enrichissantes pour moi juste à cause "de l'emballage". Après quelques mois de recul, je ne peux pas m'empêcher de penser que la beauté de l'art est là : donner la possibilité à chaque personne de se demander, en dépassant le stade de la primo réaction émotionnelle violente, pourquoi telle ou telle chose le/la choque.

 

Objectif : No Limit

Le travail nécessaire des philosophes et des artistes

Ma démarche est de ne fixer aucune limite. L'art ne doit, à mon avis, avoir aucune limite. Il doit y avoir une certaine forme d'anarchie dans la démarche. A charge à chacun de se faire son propre avis, de réfléchir, d'ouvrir le champ des possibles. Je suis reconnaissante aux artistes qui m'ont choquée, qui m'ont secouée, qui ne m'ont pas épargnée car sans eux, j'aurais été totalement incapable de m'interroger sur moi-même et incapable de dépasser une certaine hargne, colère, un besoin de revanche que je traîne depuis mon adolescence.

Ces artistes, ces êtres humains ont fait quelque chose que je n'aurais jamais réussi à faire par moi-même : changer de point de vue. Ma tête était fixe, mon regard aussi. Leurs oeuvres, leurs livres, ce sont des mains qui ont saisi ma tête, qui l'ont fait tourner à droite, à gauche, en haut, en bas, qui ont orienté mon regard dans toutes les directions. J'ai pu regarder mon propre parcours en déviant, ne serait-ce qu'un petit peu, le regard et ça change tout. Il ne faut pas s'empêcher de se confronter à ce que nous ne connaissons pas, il ne faut pas hésiter à remettre en question ses propres repères pour pouvoir amorcer la construction d'une autre réflexion, une réflexion non plus centrée uniquement sur des questions de "communauté" (que ce soit par l'indentité sexuelle, le genre ou quoi que ce soit) mais universelles, ce que permettent à mon avis les réflexions sur le genre.

Comme dirait maître Yoda :

"Tu dois désapprendre tout ce que tu as appris".

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Introduction

22 avril 2011
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Paroles de Judith Butler entendues dans une vidéo issue d'un documentaire Arte (c'est cool Arte, la dernière chaîne qui donne envie de regarder la télé) :

"[...] Ce déhanchement doit cesser, quoi qu'il arrive. Ils se sentent obligés d'éradiquer jusqu'à la possibilité que cette personne se promène à nouveau ainsi. Nous sommes confrontés ici à une panique extrêmement profonde, une angoisse attachée aux normes de genre. Quand quelqu'un dit : "Il faut que tu respectes la norme de masculinité, sinon tu vas mourir" ; ou "je vais te tuer parce que tu n'obtempères pas.", il faut quand même bien s'interroger sur le lien entre soumission et coercition."

Ce blog sera un espace de réflexions, principalement sur le genre ou en tout cas la question de genre, sur les livres, les articles, les oeuvres qui traitent de ce sujet. Ceci dit, il ne sera pas seulement question de ça mais, comme le dit Judith Butler, "il faut quand même bien s'interroger".

Bienvenue à vous.

 

No Gender, No Master

 

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